Clubs d’enfants à Bababé formés à leurs droits et devoirs par l’ONG AEJT


Cette formation rentre dans le cadre de la mise à niveau de Clubs d’enfants mis en place depuis 2013 par la World vision à Bababé, pour les amener à mieux connaître leurs droits et leurs devoirs.

Cet atelier de deux jours tenu dans les locaux de l’Hôtel de Ville de Bababé, les 13 et 14 septembre 2019 vient  à point nommé, car comme dit l’adage « Partir de l’action pour nourrir l’action telle est la vocation de toute expérience de capitalisation. »

En effet, la lutte contre les mariages précoces et forcés, la protection des talibés et  plus généralement des enfants en mobilités, la protection des enfants en situation de crise, la lutte contre l’enrôlement des mineurs dans les conflits armés, l’inscription à l’état civil  etc  doivent être autant d’actions de protection menées par diverses Associations de développement et particulièrement les Associations des enfants et jeunes Travailleurs (AEJT).

Ainsi, plus de 20 jeunes issus des Clubs de la World Vision, 5 jeunes E.J.T (Enfants et Jeunes Travailleurs) ont fait le déplacement de Dioudé Dierry et Dioudé wallo en passant par Bababé et Fondé Dierry, pour être formés sur les modules cités là-haut et pour permettre aux enfants et jeunes de bien défendre leurs droits.

Il revient au vaillant formateur Sall Aliou dit Kawoye totalisant une quinzaine d’années sur la protection des enfants d’étaler les différents thèmes devant des enfants très attentionnés.

Il s’est d’abord appesanti sur les quatre principes fondamentaux des droits de l’enfant à savoir l’intérêt supérieur de l’enfant, la survie et le développement, la non-discrimination et la participation/implication de l’enfant.

Ensuite, il a accentué son thème sur la stratégie et les mécanismes par lesquels les enfants et jeunes travailleurs (EJT) assurent la protection communautaire des enfants, la base conceptuelle de leurs actions est qu’on ne peut assurer la protection des enfants et jeunes sans leur pleine participation.

Il reste cependant que les discours sur la participation des enfants et jeunes ne sont pas toujours suivis de pratiques aussi cohérentes. Il apparaît même dans certains cas que la participation est plus évoquée que vécue.

La motivation, l’organisation et la mise en œuvre des processus participatifs relèvent des mécanismes très complexes qui ne sont pas toujours cernés par les acteurs de la protection. Nombre d’associations, ONG et autres agences œuvrant dans le domaine de la protection des mineurs ont du mal à mettre en œuvre des expériences concluantes de protection participative. Ce défi a mobilisé de nombreuses associations des EJT qui a travers diverses villes (Boghé, Kaedi et aujourd’hui Bababé) ont entrepris des actions de protection des enfants au niveau communautaire. Les différentes expériences vécues dans ce cadre ont conduit à la protection de nombreux enfants à travers des mécanismes divers et variés.

Ces expériences de protection menées par les différentes associations du mouvement nécessitent d’être partagées pour des raisons relatives aussi bien à la qualité des résultats qu’au niveau de participation des enfants et jeunes dans la conduite des processus.

Le formateur Sall a demandé aux participants de se partager en groupe de quartier pour sensibiliser leurs amis sur leurs droits.

Au sortir de la formation, les enfants issus des Clubs World Vision de Bababé ont témoigné leur satisfaction eue égard à la clarté de l’exposé, et surtout à la diversité des thèmes.

Pour le partage des expériences des formations sur la promotion des droits de l’enfant, la recherche action participative (RAP) et l’écoute sont nécessaires pour les clubs et associations des enfants et jeunes dans la commune de Bababé. Les enfants ont promis de restituer les thèmes appris dans l’atelier par des sketchs et des sensibilisations à travers les médias locaux et les réseaux sociaux pour atteindre le maximum de jeunes.

Armiya Dème