La Convergence des Étudiants et Jeunes diplômés du Sénégal a organisé la cinquième édition de la caravane des grandes écoles pour l’auto-emploi et l’entreprenariat à Ziguinchor du 29 mars au 05 avril.
« J’ai rencontré des étudiants qui ne savaient même pas quoi faire. Ils ont changé depuis leur intégration à la CEJED. La secrétaire générale, Rokiya Diallo, et un autre membre chargé de la réflexion stratégique sont entrain de monter leurs propres business avec l’appui de la convergence.
La CEJED m’a poussé à participer au développement économique de ma localité. Je suis entrain de créer une organisation non gouvernementale qui va lutter contre les mariages précoces et pour la scolarisation des filles » rassure Awo Sow, étudiante en master 2 en sociologie des organisations à l’UGB.
La Convergence des étudiants propose des solutions pratiques aux participants. Elle organise des sessions de formation sur le développement personnel, le leadership et la création et la gestion des entreprises.
Les universités publiques sénégalaises donnent rarement des modules pratiques qui vont pousser les étudiants à utiliser leurs connaissances pour devenir autonomes et ne pas après avoir fini leurs formations universitaires devenir des chômeurs.
L’intérêt, c’est de faire le « regroupement des étudiants dans le but de fédérer et de partager des expériences dans le domaine de l’entreprenariat d’une part. D’autre part c’est de connaître les régions qui abritent les manifestations, étudier ses opportunités et de partager les expériences des étudiants qui ont eu à créer des entreprises avec pas mal de difficultés et qui ont connu des moments de réussite pour que les autres puissent garder le souffle de l’espoir », explique Bruno Adolphe Djiba, vice président de la CEJED.
Certains membres de la CEJED ont créé leurs propres entreprises sont sollicitées à l’étranger. Ils ont recruté des dizaines de jeunes sénégalais. Le plus grand projet qui fait la fierté de la convergence est le projet « aiwo jeun » qui a représenté le Sénégal à l’étranger. C’est une plateforme de vente des produits halieutiques en ligne. Le promoteur était le premier secrétaire général de la CEJED. « Nous apportons un soutien au développement du pays et nous n’attendons rien de l’État et de la société civile », ajoute-t-il.
La CEJED fait de l’IFOA: informer les jeunes sur les opportunités qui existent, former les étudiants à l’entreprenariat, communication, développement personnel, leadership, les techniques de recherche de fond et orienter vers les structures et les organisations de financement et les accompagner.
Le Fongip –Fonds de Garantie des Investissements prioritaires-, le BIT –Bureau international du travail accompagnent les étudiants. Les écoles de formations, IPG, apportent leur soutien en donnant des bourses d’études aux étudiant et les sociétés permettent à certains diplômés de faire des stages.
L’objectif de notre présence est de « découvrir la région de Ziguinchor et de la faire découvrir aux jeunes leaders et entrepreneurs, exploiter toutes ses potentialités, former des jeunes et faire la promotion de l’entreprenariat et de l’auto-emploi », précise Ciré Lo le président de la commission de communication.
A travers les caravanes, on intègre les jeunes en créant un grand réseau entre les universités. Il pourra nous faciliter les échanges et diversifier les marches aux jeunes.
Il a concrétisé son idée de création d’un cabinet avec l’appui des membres de la CEJED.
Djilambal Aymard Djihonouck est un étudiant de deuxième année en comptabilité à sud Info Ziguinchor. Il est à sa deuxième participation. « J’ai pu élaborer un projet d’élevage que j’ai déposé à l’ANAPEJ pour le financement à cause des formations délivrées par les coachs en création et gestion d’entreprise », dit-il.
Abdoulaye Sow, géographe visite la région de Casamance pour la première fois. Il a crée des relations amicales aves des étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint Louis et ceux de l’ISMD. L’ambiance entre les sénégalais, centrafricains et guinéen est vive. Il confie : « Avec cette caravane, j’ai eu envie de devenir entrepreneur. Il suffit de partager ses idées avec des jeunes qui ont des expériences et qui ont rencontré des difficultés pour savoir comment réussir. Avec la CEJED, le Sénégal peut espérer un avenir meilleur ».
Il ne regrette pas son voyage : « si j’étais à Dakar, je n’aurais pas pu avoir cette chance de connaître les étudiants de l’Université Gaston Berger et de l’Institut supérieur de Management et de Droit ».
Il prie que la CEJED organise d’ « autres éditions annuelles pour aider les jeunes et le pays ».
Le ministre de la pêche et de l’économie maritime, par son conseiller technique, a donné le coup d’envoi de la caravane à l’embarcadère du port autonome de Dakar et prévu de soutenir cette initiative.
« C’est une grande fierté de les recevoir. Si l’État les encadre ou les appuie comme il le faut, voici la solution qui va pousser nos enfants, nos intellectuels et nos diplômés à comprendre qu’il leurs faut se regrouper pour créer leurs propres sociétés, leurs propres emplois. Donc cette caravane est une caravane qui vient à point nommé », lance le conseiller spécial du maire de Ziguinchor, Monsieur Sidibé avec un sourire.
«Je les encourage et les dis de ne pas baisser les bras. Quand on fait de grande chose, y a un petit groupe et c’est dur au début. Demain, il fera jour et ils verront qu’ils sont entrain de poser des jalons pour la grande réussite et pour le développement du Sénégal. Je les tire le chapeau ! », conclut-il.
Au départ, la caravane devait aller en Guinée Bissau. Pour des raisons de sécurité, elle n’a pas pu tenir toutes ses promesses. Les Co-parrains, Bougane Gueye Dani, PDG de D-média, et Madame Angélique Manga, Ministre de l’économie solidaire et de la micro-finance n’ont pas répondu favorablement à l’appel des jeunes cejedois.
Oumar Ba.