Les Clubs d’Enfants
DANS LES SLUMS DE MADURAÏ (archives)

Un Club d’Enfants, c’est …

- Un lieu de soutien scolaire avec une pédagogie innovante se différenciant de l’enseignement public indien extrêmement traditionnel.

- Un endroit où l’enfant est protégé : Il y joue et y étudie en toute tranquillité, renoue avec son enfance, loin des mauvais traitements ou influences néfastes.

- Un lieu de sensibilisation : L’enfant est sensibilisé à l’hygiène, à l’éducation et aux dangers de la rue (violence, tentation de la drogue, prostitution,…) et aux moyens d’y résister.

- Un accès à des activités ludiques : L’enfant peut prendre confiance en lui, se valoriser, apprendre le respect des règles, se positionner au sein d’un groupe, exprimer ses problèmes et les surmonter.

Objectif

L’objectif du projet est le soutien éducatif et psychosocial aux enfants de Madurai, à travers des Clubs d’Enfants.

Les bénéficiaires :

  • 200 enfants inscrits dans les six Clubs d’Enfants bénéficient des activités
  • 8 femmes issues des bidonvilles formés et aujourd’hui animatrices des Clubs d’Enfants
  • 2 coordinateurs sont devenus formateurs en animation des Clubs d’Enfants

Contexte

L’Inde a signé la Convention internationale des droits de l’enfant en 1992. Depuis, et malgré différentes initiatives gouvernementales, de nombreux enfants restent en dehors du système scolaire. Depuis 20 ans et avec un développement économique non maîtrisé du pays, la multiplication des familles recomposées, la pauvreté toujours présente, les carences du système éducatif…, le nombre d’enfants abandonnés ou en fuite ne cesse d’augmenter.

A Madurai, 2ème ville du Tamil Nadu, environ 35.000 enfants sont dans une situation de rue et n’ont accès ni à l’éducation ni aux soins de santé primaire.

Le gouvernement de l’Etat du Tamil Nadu s’est engagé à construire et aménager des écoles dès le début des années 2000, mais, le budget de l’Education Nationale en Inde est insuffisant au regard des besoins. Par conséquent, les écoles gouvernementales sont surpeuplées et sous-équipées. Les conditions d’étude ne sont pas appropriées et les enfants ne se sentent donc pas encouragés à rester à l’école.

Une fois hors du système scolaire, les enfants se retrouvent inoccupés pendant la journée et se dirigent vers la rue. De plus, la plupart d’entre eux viennent de familles pauvres et doivent travailler pour contribuer aux dépenses de la maison.

Rôle de CDE

Les actions :

Afin d’assurer la pérennisation du projet pour les enfants, leurs familles et communautés, Chemins d’Enfances appuie NANBAN dans :

  • le développement et la structuration des clubs d’enfants,
  • la mise en place d’espaces ludiques mobiles au sein des Clubs d’Enfants

Le partenaire

NANBAN travaille auprès des enfants vulnérables, âgés de 0 à 18 ans : enfants déplacés à cause de l’exode rural, orphelins, enfants des rues, enfants travailleurs, enfants issus de familles très pauvres, enfants en conflit avec la loi.

Les femmes des communautés pauvres de Madurai sont également concernées par l’action de l’association.

L’activité de NANBAN a débuté en 1990 et s’organise aujourd’hui de la façon suivante :

  • Le centre de transit, qui accueille l’enfant pour quelques heures ou quelques jours pendant qu’une solution est recherchée avec lui : réintégration familiale ou accueil dans un autre centre. L’objectif premier de NANBAN est de réunifier l’enfant et sa famille. C’est pour cela que le conseil et le suivi sont importants pour les animateurs qui rendent visite régulièrement à la famille.
  • Le foyer, où une trentaine de filles de 3 à 18 ans sont accueillies et scolarisées. Des activités ludiques, artistiques, sportives et éducatives leurs sont proposées afin de développer leurs capacités de résilience. Les plus âgés peuvent suivre les cycles de formation professionnelle proposés par NANBAN ou d’autres ONG partenaires à la fin de leurs études.
  • Des centres de formation professionnelle, où les jeunes de plus de 16 ans peuvent apprendre un métier quelque soit leur niveau scolaire. NANBAN leur offre des formations théoriques et pratiques.
  • Des activités de prévention à travers les communautés :
  • Des groupes de femmes habitant le même quartier et se rejoignant pour organiser des réunions et séances de sensibilisation, discuter de problèmes communs, améliorer leur situation économique et apprendre à épargner.

http://www.nanbanindia.org/